L'Artiste

Auguste Chabaud

Artiste précédent | Retour Artistes | Artiste suivant

Né le 4 octobre 1882 à Nîmes (Gard). Mort le 23 mai 1955 au Mas de Martin (près de Graveson, Bouches-du-Rhône).

XXème Siècle. Français.

Peintre de figures, de compositions avec personnages, de paysages.

 

Biographie :

 

Auguste Chabaud fit ses études au Lycée puis à l'École des Beaux-Arts d'Avignon où sa famille s'était fixée depuis 1890. Il eut pour professeur Pierre Grivolas, artiste avignonnais enjoignant ses élèves à ne suivre devant la nature que « leur pente naturelle ». En 1890 ses parents se fixèrent au Mas de Martin à Graveson, au cœur du pays de Frédéric Mistral. En 1899 il se rendit à Paris et fréquenta l'Académie Julian et parfois aussi l'Académie libre de Fernand Cormon à l'École des Beaux-Arts. Ses parents n'étant plus en mesure de l'entretenir, il s'engagea dans la marine marchande en qualité de pilotin, découvrant le Sénégal et le Dahomey. En 1902 il effectue son service militaire en Tunisie comme tirailleur, rapportant de Bizerte et Tunis de nombreux croquis de militaires et d'indigènes, d'intérieurs de maisons closes et de bars peuplés de filles et de matelots.

De retour en France, il séjourna de nouveau à Paris, à Montmartre et Montparnasse mais demeura un artiste solitaire, restant à l'écart de l'élaboration du mouvement fauve tel qu'il se préparait à Chatou ou dans l'atelier de Gustave Moreau. Au Salon d'Automne de 1907, s'il rejoignit la fameuse « cage aux fauves », ce fut animé d'un désir personnel et non par la volonté de se reconnaître dans l’identité d’un groupe. A une date mal déterminée (on pense que ce fut avant 1914) il participe à une exposition collective aux États-Unis avec Matisse et Picasso. En 1912, il présenta ses œuvres à la galerie Bernheim-Jeune. Depuis 1906 il exposait au Salon des Artistes Indépendants, figurant aussi régulièrement au Salon d'Automne dont il était sociétaire et aux Tuileries à partir de 1927. En 1966 ses œuvres furent présentes dans la manifestation intitulée Le Fauvisme français et les débuts de l'Expressionnisme allemand, qui se tint au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris et au Haus der Kunst de Munich. D'importantes expositions rétrospectives de son œuvre se tinrent en 1952 et 1965 à Paris, en 1956 au Musée Cantini à Marseille et en 1986 à Orléans au Musée des Beaux-Arts.

Durant son séjour dans la capitale, il décrivit la vie parisienne des quartiers typiques et des boulevards, des cafés-concerts, des bals, du monde peuplant les cirques et les cabarets. Il cerne durement les figures, emploie des couleurs violentes et contrastées, ce qui l'apparente à l'expressionnisme, tandis que le choix de ses sujets le rapproche plutôt de Van Dongen. De retour à Graveson vers 1914, il peint des paysages de la Montagnette, les paysans, les écuries, dans une gamme chromatique adoucie, où voisinent des noirs nuancés, des blancs teintés et des bleus aux accords profonds. Après la guerre, il se fixe définitivement à Graveson, épousant en 1921 la fille d'un fermier voisin avec qu’il aura sept enfants.

Il écrivit aussi une importante œuvre littéraire en provençal : Poésie pure, peinture pure ; Le Tambour Gautier ; Le Taureau sacré. Par ailleurs Auguste Chabaud pratiqua également la sculpture.

 

(Source : Bénézit)

Œuvres visibles à la Galerie

Articles associés à Auguste Chabaud

En attente