actu1 img

Welcome to Galerie Peirce

We have moved to 13 rue Molière, 75001 Paris.

My phone number has not changed, (+33(0)6 03 84 78 35) and whilst I do not intend respecting regular formal opening hours in this space, you are welcome to pass by to visit, by appointment.

We conserve an interesting colleciton of works - the lovely la Villéon collection and also interesting works from the Twentieth Century - figurative and abtract, oils and works on paper.

I hope to see you soon!

regards,

Robert Peirce

 

informations about the gallery

The collection

The Gallery works can be separated in two sets:
  • the works from Emmanuel de la Villéon,
  • the works from other Artists.

Last articles

<< Previous articles | Next articles >>
STUDIES Emmanuel de la Villéon's Sketch Books

Emmanuel de la Villéon's Sketch Books



(We are sorry, there is no english translation for this article yet.)

Découverte et Analyse des précieux carnets de l'artiste...

(8,5x13cm)

Automne à Yonville, 1926, huile sur toile (60x73cm)  

Galerie Peirce travaille maintenant depuis plusieurs mois sur des carnets d'études d'Emmanuel de la Villéon, très précieux en tant que sources de renseignements sur sa façon de réfléchir et de travailler. Nous disposons d'une vingtaine de carnets, scannés, d'une part pour le besoin d'une analyse, et d'autre part pour pouvoir les référencer dans la Base de Données que nous avons établi pour l'ensemble de l'oeuvre de l'artiste.

Un minutieux examen de ces carnets révèle d'importantes informations, à la fois réflexions personnelles de l'artiste, croquis, mais également études de composition de futurs tableaux. Il nous est en effet déjà permis de faire de nombreux liens entre des dessins présents dans les carnets avec des tableaux de la Villéon, comme vous pouvez le constater parmi les exemples suivants.

(21x13cm)

La Fuite en Egypte, 1933, huile sur toile, (46x56cm)

Il est également très important pour nous de pénétrer dans la mémoire même de l'artiste, qui emportait avec lui lors de ses nombreux déplacements ces carnets, exceptionnels, accompagnés de ses célèbres "fonds de boîte". 

(11x16cm)

 

 

 

 

Le Dôme à Mayence, 1923,
huile sur toile, (73x60cm)

 

 

 

Mayence, la Cathédrale, 1923,
huile sur panneau bois, (13,7x9 cm)

 

(18,5x13cm)

Environs de Grenoble, Sappey, Chamechaude,
1935, huile sur carton, (14,5x23,5cm)

Il est touchant de voir que certains carnets sont consacrés à la famille du peintre. On découvre alors une multitude de scénettes familiales, souvent ponctuées d’humour grâce aux remarques d’Emmanuel de la Villéon.

C'est donc un travail d'analyse et de découverte, certes laborieux, mais qui nous permettra des communications ultérieures sur le sujet ; les images ci-jointes n'étant en effet qu'un avant-goût.

Read more
NEWS



(We are sorry, there is no english translation for this article yet.)

La Galerie Peirce rend hommage à Emmanuel de la Villéon (1858-1944), soixante-dix ans après sa disparition, en présentant une cinquième Exposition Rétrospective de l’œuvre de l’artiste, (plus de soixante-dix œuvres venant essentiellement de membres de la famille et donc jamais exposés auparavant) et un Séminaire Hommage d’une journée entière (10h à 17h) consacrée à la vie et l’œuvre de l’artiste.

Ce Séminaire du 27 Septembre 2014 fait suite au Colloque organisé par la Ville de Fougères avec la participation de la Galerie Peirce, en mai 2014, et permet non seulement de profiter  des études et des recherches très approfondies lancées par la Galerie Peirce et les deux autres Conférenciers, mais aussi de partager avec les amis Parisiens de la Galerie qui ne pouvaient pas faire le déplacement jusqu'à Fougères.

 

Ce Séminaire Hommage, ainsi que le Colloque de Fougères, constituent une contribution nouvelle et innovante, sur l’œuvre et la vie de ce bel artiste, bien connu de la Galerie. Pour la première fois, les présentations sont basées sur l’examen de photos couleur d’environ 1500 œuvres incluses dans une base de données mise en place par Robert Peirce, reprenant la totalité de son œuvre connue et  beaucoup de ses carnets.

 

Lors de cette journée, à laquelle ont participé environ 60 personnes réunies dans le chapiteau monté dans la cour où donne la galerie:

R Peirce retraçait les grandes étapes de la vie de l’artiste, visitant les lieux magiques de sa peinture, avec des photos des lieux et des tableaux pour illustrer ses propos (Montmuran, Pesselières, Bel-Air, Salvar…). On constate, grâce à la base de données mise en place par Robert Peirce, que les trois quarts des oeuvres de la Villéon sont peintes dans ces quatre lieux, et on atteint 82% de l'oeuvre en ajoutant Yonville !

Chaque endroit apporte à l'artiste un environnement différent de par ses paysages, ses arbres et sa végétation, les couleurs qui s'y perçoivent, et son oeuvre s'en ressent. Cela est également véritable pour ses tableaux de Rêves et Légendes, inevitablement inspirés de ses experiences personnelles.

 

Baldine Saint Girons, Professeur des Universités, philosophe de l’esthétique et spécialiste, entre autres, du sublime dans l’art, examinait ensuite les « compositions » de l’artiste sous l’angle de ce qu’elle a appelé « Le merveilleux, le sublime et le fantastique ». Elle nous a apporté  un éclairage précieux sur ce qu’elle qualifie de "merveilleux sublime",  "merveilleux naturel" et "merveilleux surnaturel" dans l'oeuvre de la Villéon, concluant que

"Ce n'est donc pas tant un merveilleux surnaturel qu’on trouve chez Emmanuel de la Villéon (encore qu'on puisse en recueillir des traces) qu'un merveilleux naturel, dans lequel on part de la nature et on prend une certaine distance qui permet de la voir autrement, avec une autre intensité. En ce sens je pense que la contemplation  de l'œuvre d’ Emmanuel de la Villéon a une action à la fois thérapeutique et heuristique. Thérapeutique parce qu'elle exerce une "cosmothérapie", en nous apprenant à voir les paysages et à nous ressourcer en eux, et heuristique parce qu'elle favorise l'essor d'une pulsion qui est presque créatrice. En tant qu'acteurs esthétiques, qui essayons de nous ouvrir à ce qui nous est donné dans le paysage naturel ou pictural, nous sentons un véritable frémissement, une envie de témoigner, une envie de dire aux autres « Regarde, c'est un Emmanuel de la Villéon », et  nous éprouvons le désir de dire pourquoi nous aimons ces tableaux,  pourquoi nous avons envie de rester dans leur contemplation."

R Peirce développait ensuite le contexte artistique de l'époque,  les sujets de prédilection de l’artiste, ses styles et leur évolution, la signature de ses tableaux, enfin, la relation entre études préalables et tableaux. 

Il proposait alors de retenir la classification des oeuvres de la Villéon par les catégories suivantes: les tableaux de "Répresentation" (où il répresente un paysage, plus ou moins fidèle à la "réalité"), les tableaux de "Fantaisie" (dans le sens de 'fantaisie sur un thème') et de "Rêve et Légende" (des oeuvres construites de son imaginaire). Ces derniers ne représentant pas moins de 20% de la production de l'artiste entre 1910 et 1918. Ils trouvent aujourdhui, comme en 1910-12 devant les critiques de l'époque, la considération qui leur est dûe.

Auront également été présentés des détails concernant les carnets d'études, les "fonds de boîte", les paravents, les sujets religieux et les différentes séries (saisons, etc).

Aura été aussi largement évoqué ce qu’il aime appeler « l’Homme derrière l’Artiste », à travers des écrits de l’artiste et d’autres éléments. (cf: des publications récentes de la Galerie Peirce).

Enfin, Isabelle Pitre, grâce à son expérience de nettoyage et de restauration (plus de cent tableaux de l’artiste), nous apportait un éclairage sur le toucher vigoureux et spontané de la Villéon, et sur son  équilibre chromatique et de construction; caractéristiques qui font de lui un véritable chef d’orchestre de la couleur.

A travers un large échantillon de tableaux projetés (ou présents physiquement dans la salle) elle nous aura fait saisir les particularités de la technique et des matières de la Villéon, notamment son utilisation abondante, et d'un excellent effet, des réserves dans ses tableaux, concluant alors :

"Pour terminer on voit là l'œuvre de toute une vie. Emmanuel de la Villéon a apporté, grâce à ses recherches, de nouvelles techniques, de nouveaux effets, et peut être nous a appris aussi à aimer ce que nous ne savons plus aimer aujourd'hui sans un guide comme lui"

 Une belle journée !

 

 

Robert Peirce reste à la disposition de toutes personnes souhaitant partager sa passion pour ce bel artiste. Comme il aime le dire:

"Qui entre dans l’œuvre de la Villéon, pénètre dans un monde où la nature et la lumière sont reines, les arbres at arbustes sont des princes et l’homme, à travers sa présence et ses labeurs, complet une approche royale de la campagne. En s’inscrivant dans le travail de l’artiste, véritable chef d’orchestre des couleurs et des sensations, on devient soi-même plus sensible à la beauté des arbres, aux éclairages des plans d’eau, au calme ou à l’agitation des champs, aux changements de lumière… C’est un voyage qui, une fois lancé, ne s’arrête jamais, tellement son œuvre inspire et encourage un approfondissement de sensations issues de la nature."

 

 

Read more
NEWS Exhibition from 26 september to 11 october 2014

Exhibition from 26 september to 11 october 2014



(We are sorry, there is no english translation for this article yet.)

La Galerie Peirce rend hommage à Emmanuel de la Villéon (1858-1944), soixante-dix ans après sa disparition, en présentant une cinquième Exposition Rétrospective de l’œuvre de l’artiste, (plus de soixante-dix œuvres venant essentiellement de membres de la famille et donc jamais exposés auparavant) et un Séminaire Hommage d’une journée entière (10h à 17h) consacrée à la vie et l’œuvre de l’artiste.

Qui entre dans l’œuvre de la Villéon, pénètre dans un monde où la nature et la lumière sont reines, les arbres et arbustes sont des princes et l’homme, à travers sa présence et ses labeurs, complet une approche royale de la campagne. En s’inscrivant dans le travail de l’artiste, véritable chef d’orchestre des couleurs et des sensations, on devient soi-même plus sensible à la beauté des arbres, aux éclairages des plans d’eau, au calme ou à l’agitation des champs, aux changements de lumière… C’est un voyage qui, une fois lancé, ne s’arrête jamais, tellement son œuvre inspire et encourage un approfondissement de sensations issues de la nature.

L’intérêt pour l’œuvre de la Villéon connaît, depuis quelques années, un renouveau en profondeur.

La Galerie Peirce a proposé des expositions en 2007, 2010, 2012 et 2013, le Musée la Villéon à Fougères a été complètement rénové avec réouverture et une belle exposition en 2012, et la Ville de Fougères a organisé, en mai 2014, un Colloque d’une journée entière consacrée à approfondir nos connaissances de la vie et de l’œuvre de l’artiste. Notre Séminaire Hommage reprend l’essentiel du Colloque, à destination cette fois-ci d’un public parisien.

Nous avons lancé, en 2013, une base de données reprenant l’ensemble des œuvres connues de l’artiste (plus de 4000) et cette base de données, largement renseignée de photos couleur, permet maintenant une analyse approfondie de l’œuvre. Fort de cette capacité, un nouveau Catalogue Raisonné est lancée avec Anne Bataille, ayant-droit de l’artiste.

Notre recherche récente permet de mieux cerner

  • l’importance des lieux de travail de l’artiste (principalement Montmuran (Ile et Vilaine), Paris, Bel-Air (Suisse), Salvard (Nièvre), Pesselières (Cher)
  • Ses styles et leur évolution avec le temps
  • Son choix de sujets
  • Son toucher de peintre et sa maitrise des couleurs
  • L’Importance des œuvres dites de Composition ou de Rêves et Légendes, notamment de 1910 à 1936 où ils représentent 20% de sa production
  • La nature et importance des commentaires de critiques contemporain
  • Son travail d’écrivain de contes pour enfants

Notre Séminaire Hommage sera l’occasion des présenter les résultats de ses recherches.

L’exposition :

Les tableaux, couvrant la période de 1886 à 1943, présentent les sujets de prédilection du peintre – des arbres et forêts, des paysages, des moissons, des scènes de neige, des natures mortes – traités selon les différentes expressions qu’Emmanuel de la Villéon a adoptées pendant sa longue et riche vie d’artiste. De grands et moyens tableaux accompagnent de petits tableaux appelés « fonds de boîte » par la famille (de délicieux petits chefs d’œuvre de la taille d’une carte postale réalisés sur des planches de bois ou de carton, voire sur toile). Quelques tableaux rappellent sa période attaché aux  légendes bretonnes et autres sujets mystérieux, et de belles toiles donnent à voir son style en arabesque (période c1895).

Le Séminaire -  Voir les détails et programme dans le document spécifique dans « Actualités » 

Read more
NEWS Meeting in Tribute to La Villéon<br>Galerie Peirce - 27 september from 10am to 5pm

Meeting in Tribute to La Villéon
Galerie Peirce - 27 september from 10am to 5pm



(We are sorry, there is no english translation for this article yet.)

70 ans après sa disparition, 33 ans après la création du Musée de Fougères, 2 ans après la rénovation complète du Musée, et 4 mois après le Colloque du 17 mai à Fougères voici enfin l’événement tant attendu à Paris!

Nous avons lancé des études et des recherches très approfondies pour préparer le Colloque de Fougères et il nous semble important de pouvoir les partager avec nos amis Parisien qui n’ont pu faire le déplacement à Fougères.

Cette Rencontre Hommage (et le Colloque de Fougères) constitue une contribution nouvelle et innovante, sur l’œuvre et la vie de ce bel artiste, bien connu de la Galerie. Pour la première fois, les présentations seront basées sur l’examen de photos couleur d’environ 1500 œuvres incluses dans une base de données reprenant la totalité de son œuvre connu et beaucoup de ses carnets.

Une très belle journée en perspective !!

Au cours de la journée :

R Peirce retracera les grandes étapes de la vie de l’artiste, visitant les lieux magiques de sa peinture, avec des photos des lieux et des tableaux pour illustrer ses propos (Montmuran, Pesselières, Bel-Air, Salvar…)

Baldine Saint Girons, Professeur des Universités, philosophe de l’esthétique et spécialiste, entre autres, du sublime dans l’art, examinera les « compositions » de l’artiste sous l’angle de ce qu’elle a appelé « Le merveilleux, le sublime et le fantastique ». Elle nous apportera aussi un éclairage précieux sur ce qu’on qualifie souvent de « Rêves et Légendes » dans le travail de la Villéon.

R Peirce développera ensuite les sujets de prédilection de l’artiste, ses styles et leur évolution, la signature de ses tableaux, la relation entre études préalables et tableaux. Sera aussi évoqué ce qu’il aime appeler « l’Homme derrière l’Artiste », à travers des écrits de l’artiste et d’autres éléments.

Isabelle Pitre, grâce à son expérience du nettoyage et de la restauration de plus de cent tableaux de l’artiste, nous apportera un éclairage sur le toucher vigoureux et spontané de la Villéon, et sur son équilibre chromatique et de construction. Caractéristiques qui font de lui un véritable chef d’orchestre de la couleur.

NB :

  • Le Séminaire Hommage se tiendra dans un chapiteau dans la cour de l’immeuble de la Galerie
  • Ouvert à tous mais de préférence en vous inscrivant auprès de la Galerie.
  • Si vous souhaitez nous rejoindre pour un déjeuner buffet, il est essentielle de vous inscrire (et nous vous demandons une contribution aux frais de €15)

Programme détaillé :

9H30 | accueil des participants

10h Ouverture du Séminaire - Anne Bataille,
          Arrière-petite-fille et ayant droit.de l’artiste

10h10 Les lieux de travail de l’artiste - Robert W. Peirce
          Galeriste, expert de La Villéon

11h10 Le merveilleux, le sublime et le fantastique - Baldine Saint Girons
          Professeur de philosophie et d’esthétique

12h10 Déjeuner

14h Regards sur l’œuvre de la Villéon - Robert W. Peirce

15h Technique et matière à travers la peinture de la Villéon - Isabelle Pitre
          Conservatrice et restauratrice de tableaux

16h Table ronde

16h30 clôture du Séminaire - Anne Bataille

Verre de l’amitié

17h Association des Amis du Musée la Villéon - Assemblée Générale

Présidence : Patrick Rivais

Read more
STUDIES The man Behind the Artist and Children's Stories

The man Behind the Artist and Children's Stories



(We are sorry, there is no english translation for this article yet.)

Emmanuel de la Villéon est le quatrième enfant d’une vieille famille bretonne aisée de Fougères (Ille-et-Vilaine). Il naît à Fougères en 1858 et meurt à Paris en 1944. Ses longues balades dans les forêts et dans la campagne bretonne nourrissent son inspiration de peintre.

Nous disposons de plusieurs carnets de l’artiste. La plupart sont des carnets d’études pour ses œuvres – traitées soit en crayon, soit en aquarelle, ses petits tableaux aquarellés étant souvent des œuvres à part entière.

Mais parmi ces carnets se trouvent quelques-uns de nature tout à fait différente.

Carnet de 1940 à 1943

Nous disposons d’un carnet agenda utilisé de 1940 à 1943, dans lequel il livre ses pensées personnelles et religieuses, ses réflexions sur la guerre et l’organisation des derniers salons auxquels il participe, tout cela accompagné d’études préparatoires de ses tableaux.

Ce Carnet a fait le sujet d’une étude particulier, portant le titre l’Homme Derrière l’Artiste et s’articulant de la façon suivante :

  • La vie de l’artiste
  • La Seconde Guerre Mondiale
  • Les Salons
  • Son testament

Contes pour Enfants

Nous disposons également d’un carnet contenant 22 contes pour enfants écrits par l’artiste vers le fin des années vingt.

L’intérêt de ces contes pour nous est de mieux comprendre l’homme et ses tableaux réalisés dans des registres que nous qualifions de « Fantaisies » (dans le sens de « Fantaisie autour de quelque chose » – autrement dit des tableaux dans lesquels il prend des éléments réels et les place où il veut, sur un tableau composé) et « Rêves et Légendes » (tableaux purement imaginaires, souvent, mais pas toujours, inspirés de contes bretons).

Et ils sont riches d’enseignements !

Sur les 22 contes dont nous disposons, nous en avons publiés 16, regroupés, pour en faciliter l’approche et la lecture, sous les thèmes suivants :

  • A - Trois textes soumis pour publication
  • B - Des histoires à contexte familial
  • C - Histoires d’enfance
  • D - Philosophie de vie et sujets religieux
  • E - Fantasque

L’Edition des Contes pour Enfants contient aussi une introduction analytique de Robert Peirce et une Préface de Camille Salmon.

Ces textes sont disponibles à la Galerie.

Read more
BIOGRAPHIES Emmanuel de la Villéon biography

Emmanuel de la Villéon biography



(We are sorry, there is no english translation for this article yet.)

Emmanuel de La Villéon naît à Fougères le 29 mai 1858, et meurt à Paris le 9 janvier 1944.

De 1890 à 1934, excepté l'interruption due à la guerre de 1914-1918, il expose chaque année au "Salon des Indépendants" et à la "Société Nationale des Beaux Arts" (dont, il est élu sociétaire en 1940). Depuis sa création en 1903 et jusqu'en 1933, il fait chaque année des envois au "Salon d'Automne" dont il est sociétaire. En 1909, il fonde, avec plusieurs artistes de tendances diverses - impressionnistes, symbolistes, expressionnistes - la "Société Moderne". Il y expose jusqu'en 1914 et après la guerre en 1920-1922.

 
 

Emmanuel de la Villéon, un peintre impressionniste de paysages et de sous-bois ?

En effet, plus des quatre cinquièmes de ses tableaux dits de « Représentation » traitent du paysage et presque un sur dix de la forêt ou des sous-bois. Mais avec une phrase pareille on n’a rien dit. Rien dit sur le sens profond de ses tableaux, rien dit sur ce compositeur de tableaux et chef d’orchestre de couleurs, rien dit sur ses tableaux fantasques, rien dit sur ses écrits, rien dit, enfin, sur l’homme, qui a dédié sa vie à la recherche d’une juste représentation de la nature

Michel Cointat, Ancien Ministre et Député Maire de Fougères, disait :

«  Emmanuel de la villéon est l'un des derniers grands peintres impressionnistes…. Ce grand seigneur aux admirables yeux clairs, à la fine bouche encadrant un visage aimable, à la longue silhouette élégante, a rythmé sa vie avec son pinceau. Il a trouvé ses heures ensoleillées dans la peinture. Et son immense talent, indiscuté par les critiques, mérite d'être mieux connu du public, amoureux de la beauté.

La Villéon est le peintre de l'harmonie, de la joie tranquille, de la mélancolie au regard calme, de l'équilibre, de la sérénité ou de la fatalité paysanne où même les misères et les souffrances sont effacées par le rythme lent des saisons.

Emmanuel de la Villéon, magicien souriant de la couleur, est un des peintres les plus attachants de l'impressionnisme français. » 

Issu d’une ancienne famille aristocratique bretonne, Emmanuel de la Villéon voua sa vie à la peinture. En 1880, il quitte sa ville natale pour Paris, s’inscrit à l’école Julien, et se laisse initier à la peinture de plein air par ses amis Alfred Roll et Emmanuel Damoye. Passionné par cette manière de peindre, il s’installe là où ses promenades quotidiennes le conduisent : près d’un chemin, sur le bord d’un étang, d’une rivière ou dans un champ.

Sa vie est marquée par les lieux où il a vécu ou séjourné. Sa jeunesse se passe dans le château familial, Frèche-Clos, proche de Pommeret, Côtes d’Armor en Bretagne, et l’école Jésuite de Vannes ; plus tard chez son frère dans le château de Montmuran, à 40 minutes de Fougères, en Ille-et-Vilaine, temps partagé avec Paris et surtout l’Ile Fleurie, Chatou, où il cherche des sous-bois et l’eau de la Seine.

Son mariage en 1892 lui permet de passer de longs séjours dans le châlet de son beau-père, Bel-Air, proche d’Yverdon-les-Bains, aux bords du lac Neufchâtel, dans le canton de Vaud en Suisse. Son beau-père lui aménage là un vaste atelier, lui permettant d’aborder en confort des grands panneaux verticaux que lui inspirent les montagnes et vallées des alentours. Egalement à partir de 1892, il accède au château de son beau-frère, Pesselières, dans le Cher (qui devient plus tard la propriété de son beau-fils et qu’il visite donc jusqu’à 1941) – un endroit romantique à souhait, taillé sur mesure pour un artiste comme lui, avec des sous-bois, de beaux arbres et de l’eau, autour d’un beau château.

Il achète une propriété à Salvar(d) dans la Nièvre en 1900, qu’il conserve jusqu’en 1936 – des paysages bucoliques idéaux pour cet amoureux de la nature, avec de nombreux petits plans d’eau si précieux pour l’impressionniste qu’il est, à la recherche des sensations de la nature et de la lumière.

Deux tiers de son œuvre est réalisée atour de quatre endroits – Montmuran, Pesselières, Yverdon et Salvar. Dans chacun de ces endroits, il poursuit sa quête inlassable de l’absolu, sans omettre de se laisser inspirer, plus tard, par la magie des lieux, pour nous laisser de délicieux Fantaisies et Rêves et Légendes.

Emmanuel de la Villéon aime voyager aussi. A partir des années 1920, il loge régulièrement chez chacune de ses trois filles, à Mayence en Allemagne, à Grenoble, à Yonville (Somme), et en Normandie chez son cousin, entre autres. En 1889, son premier voyage à l’étranger, en Hollande, lui fait découvrir une lumière irradiante, aux atmosphères changeantes. Il visite l’Espagne, pour un long voyage de noces en 1892. Sa palette s’éclaircitet s’illumine. Il en exclut le noir au profit du mélange des couleurs. En 1905, il séjourne dans les Hautes-Pyrénées puis, en 1921, sur la Côte-d’Azur. Il en profite pour transformer les habituels pommiers en palmiers flamboyants. Partout où il va, un paysage prend vie sous ses pinceaux.

 

Des thèmes inspirés de la nature

Ses convictions religieuses ne sont un secret pour personne et quand il disait le matin, en partant peindre sur le motif, « Je m’en vais chanter les louanges du Créateur », la déclaration avait tout son sens.

Les critiques contemporains parlent de justesse, de vérité et de sincérité dans ses œuvres, de la « diaphanéité » de ses sous-bois. Dans ses scènes de neige, on sent la tristesse poignante, la solitude et le silence de la campagne, le crissement de la neige sous ses pieds. Les arbres sont le sujet principal de plus de la moitié de ses paysages, confirmant son affection pour ces géants de la campagne. Ses paysages sont animés – soit par des villages cachés dans le creux des vallées, soit par des promeneurs ou des enfants, soit par des paysans, minuscules dans le tableau, mais oh! combien importants pour lui. La campagne de la Villéon est habitée.

Il adore les fleurs, les peint soit en bouquet, soit in situ, dans de magnifiques plates-bandes ou arbres en fleur. Il aime les séries et étudie les mêmes paysages sous des saisons et lumière différentes – la plus remarquable étant une série de 10 tableaux représentant la Plaine de Vaud – selon une composition identique, ne changent que les activités dans les champs, les couleurs, la lumière et surtout l’atmosphère, De la magie pure! Et dans ses tableaux de Rêves et Légendes, il traite le sujet de Petit Poucet au moins vingt-cinq fois, sous des registres certes différents, mais toujours enchantant.

Il aime les paravents, et nous en avons trouvé vingt, allant du plus petit à 14 x 31cms au plus grand à 170 x 330cms !! Presque 90% de ses œuvres sont des huiles, mais quand il s’attaque aux aquarelles et aux gouaches, les résultats sont stupéfiants.

Dès les années 1910, il utilise des petits panneaux en bois ou en carton, quelques fois des toiles, format carte postale, pour y faire des études sur le vif. La famille les appel ses « fonds de boîte ». Il en a fait au moins 300! Tellement expressifs, certains sont de véritables chefs-d’œuvre à part entière.

 

Des styles et un style

Largement inspiré par l’impressionnisme, Emmanuel de la Villéon s’intéresse aux différents styles de son temps, mais reste néanmoins indépendant. Présentant son travail dans la plupart des expositions parisiennes, il est au courant des nouvelles recherches des autres peintres. Aussi, vers le milieu des années 1890, il va réaliser de magnifiques paysages aux arbres, inspirés par le l’école synthétiste de Pont-Aven et la stylisation de Van Gogh, que nous qualifions de peinture « en arabesque ». Mais, après s’y être livré à cœur joie pendant quelques années et avoir produit des chefs d’œuvre dans ce style, il revient à ce qui le préoccupe le plus – la juste représentation de la nature, sans exagération ni stylisation.

Ses techniques sont très variés, passant du tableau complètement recouvert par la couche picturale à des tableaux où les réserves pratiqués permettent au support de jouer un rôle fondamental dans la lecture et l’atmosphère d’un tableau. Les touches sont tantôt en hachure, tantôt larges, tantôt tout petites pour créer une impression aérienne, notamment dans des sous-bois. La matière est souvent appliquée en couleur pure, parfois mélangée sur le pinceau. En bas de tableaux, représentant le sol et les feuilles qui jonchent les sous-bois, l’approche est audacieuse et presque pointilliste, la partie haute du tableau étant plus classique. Il sait tout faire et choisit la technique, pour chaque tableau, en fonction du sujet traité ou du résultat escompté.

Son principal souci est la lumière. Comment retranscrire son scintillement sur les eaux d’un lac ou de la mer, ses rayons qui percent à travers les troncs d’arbres d’une forêt ou la chaleur qui se dégage d’une plaine chauffée par le soleil estival ? Pour répondre à ce besoin vital il reste à la touche impressionniste. Ces touches de couleurs pures, juxtaposées rapidement les unes à côté des autres, lui permettent de capturer l’atmosphère d’un instant furtif. La Villéon travaille alors beaucoup autour d’une même vue, peinte à des heures, voire à des saisons, différentes (voir notre série sur les plaines vaudoises). Les paysages sous la neige sont pour lui une occasion unique de jouer avec brio sur les nuances de bleu, de rose et de violet, que le soleil fait refléter sur les cristaux de glace.

 

Fantaisie, Rêves et Légendes

Puisant dans les profondeurs de son âme bretonne et de son imagination très puissante, poussé sans doute par l’inspiration venue des amis symbolistes, (Redon, Chabas, Denis) il s’aventure à partir de 1910 dans des tableaux imaginaires - soit des tableaux dits « Fantaisie », (dans le sens de « Fantaisie sur quelque chose » – autrement dit des tableaux dans lesquels il prend des éléments réels et les place où il veut dans un tableau composé) soit des tableaux dits de « Rêves et Légendes » (tableaux purement imaginaires qui sont la plupart du temps inspirés de contes et de la mythologie bretonne). Ces tableaux, représentant in fine environ un huitième de son œuvre, ont reçu une réception extrêmement positive des critiques à leur apparition en 1911 et 12 et de nouveau lors d’un rétrospective Rêves et Légendes en 1944, et ils sont de plus en plus appréciés à leur juste valeur de nos jours. Des paysages étranges aux couleurs sombres, où les arbres sont tourmentés, tordus et recouverts de mousse, où les châteaux-forts sont féériques, où les barques étranges pilotées par les Passeurs traversent des estuaires sombres, où les cavaliers galopent à leur mission imaginée mais inconnue, plongent le spectateur dans une atmosphère mystérieuse et fantomatique.

« La Villéon ne doute de rien. Il exprime la fantaisie des légendes bretonnes, de Château du Bellier d’Or, celui de Barbe-Bleue, …, dont les tours surgissent au-dessus de vallées pareilles à des verdures bleues, avec l’esprit dramatique et théâtral des château de Gustave Doré. Fleur d’Epine délivrant la fille du roi de France retenue captive dans un vieux donjon, voila qui nous change de quarante bouquets de nénuphars ! » (Léandre Vallet pour le Correspondant des Salons en 1912)  

Le Musée de Fougères possède, depuis 2012, un des chefs d’œuvre dans cette veine, « Nuit d’été », peint probablement 100 ans plus tôt, en 1912 !

 

Musique et contes

Dans sa vie, comme son œuvre, tout est harmonie. La famille pratique la musique en groupe – lui la flûte et son épouse le piano et le chant, et ses enfants apprennent le piano chez César Franck. Il dit que Mozart serait en musique l’équivalent de sa peinture. Affable mais espiègle, il adore les enfants ; ses petits-enfants n’ont que de bons souvenirs de lui, sauf quand ils se rappellent les moments où ils le dérangeaient dans son travail !

Il écrit aussi, vers la fin des années vingt, pas moins de 22 contes pour enfants, dont il essaie d’en faire publier trois en 1930/1. Galerie Peirce a analysé ses contes, et a édité une sélection en mai 2014, « Contes pour enfants », avec illustrations, introduction analytique et préface interprétative. L’édition nous apporte de précieuses indications sur la pensée et l’imagination de l’artiste. Il rejoint une étude éditée par la Galerie en 2010, au titre « l’Homme derrière l’artiste », à partir d’un carnet agenda de l’artiste tenu de 1940 à 1943, et rempli de délicieuses aquarelles et commentaires de toute sorte sur la vie, la guerre qui fait rage, et sur les Salons.

 

Des Salons et expositions

Il fonde, avec d’autres artistes, la « Société des Inquiets » en 1892, qui devient « Société des Eclectiques » en 1894, et expose à la “Société Moderne” a partir de 1909, chez Durand-Ruel.

Dès 1890, E. de la Villéon expose dans les différents Salons (Salon des Indépendants, Société Nationale des Beaux-Arts dit la Nationale, Union Libérale des Artistes Français, Salon d’Automne, Salon des Tuileries) et galeries de Paris (Georges Petit, Durand-Ruel, La Boétie, Galerie Drouandentre autres). Il présente également ses œuvres en province (à Vannes, Rennes, Bourges, Angers, Bordeaux, Cosne, Grenoble…), et à l’étranger (en 1918 au Canada et aux Etats-Unis, en 1925 à Copenhague et en 1927 au Japon). La plupart du temps il expose avec un groupe d’artistes (les Inquiets, l’Eclectique, les Bretons de Paris, Aux Tendances Nouvelles, Société Moderne). Néanmoins, il organise, à plusieurs reprises, ses propres expositions particulières (1896, deux en 1922, 1927, 1937, 1941 et 1943).

Des rétrospectives posthumes lui sont consacrées dans les années 1944 à 1971 à Paris, Londres, New York et Caracas, Galerie Jean de Ruaz lui consacre pas moins de 8 expositions entre 1960 et 1973 et, plus récemment, la Galerie Peirce, Paris, lui a consacré 4 expositions entre 2007 et 2013. Le Musée la Villéon, crée en 1983 à Fougères, en Bretagne, a été rénové de fond en comble en 2012, et connait une nouvelle vie depuis lors. Le Musée organise pour 2014 un Colloque d’une journée entière pour revisiter et examiner la vie et l’œuvre de l’artiste – quatre spécialistes se penchent sur différents aspects – sa vie, son œuvre en général, ses tableaux fantasques, ses techniques et matériaux.

Très apprécié par les critiques, Henry Eon (chroniqueur de revues d’avant-garde), disait de lui en 1904 dans un compte-rendu de La Nationale :

« L’œuvre de Monsieur de la Villéon, si admirateur qu’il soit de Monsieur Claude Monet, ne se rattache directement à aucune école. Elle reste personnelle et pour qui a suivi son développement…, son exposition de ce jour est le plus éclatant succès de la volonté opiniâtre surmontant, sans formules, les pires difficultés. »

Reconnu par ses pairs, il devient Associé de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1902, et il en est nommé Sociétaire en 1940. Il est nommé Sociétaire de la Société du salon d’Automne, dès son inauguration en 1903, pour promouvoir l’impressionnisme.

En 1943, il a 85 ans. Il organise, à la galerie La Boétie, une grande et dernière exposition illustrant toute sa vie et son œuvre. C’est un succès, salué par les critiques. Il décide alors d’en préparer une autre pour l’année suivante. Mais, brusquement, le 7 janvier 1944, il s’alite avec une pneumonie. Il décèdera deux jours plus tard, avec sa peinture comme dernière pensée, disant encore à sa fille avant de mourir « Et maintenant, emmène Monsieur le Curé voir mon œuvre »

 

La Postérité

« EMMANUEL de la VILLEON tient une place éminente parmi ces artistes marginaux que l'on connaît tardivement, créateurs à part entière qui se tenaient modestement et délibérément à l'écart du tapage … parisiennes. Foncièrement indépendant, ce peintre solitaire demeure attaché à sa terre, à la nature - et ne perd jamais de vue le quotidien. Il reste fidèle, par choix et par tempérament, à toutes les valeurs du classicisme. Sagesse qui n'empêche nullement une vive curiosité à l'égard de certaines conquêtes esthétiques de ses contemporains. […]

Sa facture dense et serrée recèle des audaces qui ne choquent nullement l'œil du profane mais que d'autres ne sauraient imiter sans les ressources d'un métier consommé, qu'il raffine et perfectionne jusqu'en ses dernières années. (Gerard Schurr, Revue ABC Décor d’Avril 1976)

 

Les Expositions Posthumes et Rétrospectives :

  • 1944 et 47 : Galeries Rue Ballu et Boulevard Malesherbes
  • 1960 à 73 : Galerie Jean de Ruaz – 8 expositions
  • 1965 : Gallery O’Hana, Londres
  • 1970 : Galerie Félix Vercel, New York
  • 1971 : Galerie d’Art Moderne, Caracas
  •      ?
  • 2007 : Galerie Peirce, Paris
  • 2010 : Galerie Peirce, à Paris et à Salvar (Nièvre)
  • 2012 : Galerie Peirce, Paris
  • 2013 : Galerie Peirce

Le Musée Emmanuel de la Villéon, Fougères, Bretagne

  • 1983: inauguration par Michel Cointat, Député Maire de Fougères, en présence d’Yvonne Collard, fille ainée de l’artiste
  • 2012 : Réouverture (après travaux de rénovation) par M le Maire de Fougères, M Feuvrière
Read more